À la découverte des boissons fermentées avec Linda Louis.

Coup de projecteur sur les boissons pétillantes maison avec le nouveau livre de Linda Louis, Boissons fermentées. Entre révision des classiques et réinterprétation surprise en mode cocktail, Linda allie traditions du terroir et innovations étonnantes, sans oublier la touche santé apportée par ces boissons bourrées de bienfaits. On en parle ?

Boissons fermentées - Linda Louis


Après la bière avec Secrets de brasseur, on reste dans le registre pétillant avec les boissons fermentées. Faut-il y voir une continuité logique ?

Oui ! Il faut dire qu’à la base, j’aime tout ce qui se fait fermenter (fromages, vins, miso, choucroute, kimchi…), ce qui est acide, qui pétille, bref qui fait vibrer les papilles ! Autre point, j’ai l’habitude de préparer mes boissons maison, comme le vin d’épine, de merisier, le pétillant de sureau, le kéfir d’eau, le vin de rhubarbe. Se concentrer spécifiquement sur ce type de boissons était pour moi une chose assez évidente.

Quel est le principe des boissons fermentées ? Comment les confectionne-t-on ?

Ce sont des jus, de l’eau sucrée, du thé sucré, du lait…, qui, grâce à l’action d’enzymes sécrétées par des micro-organismes environnants (bactéries, levures…), voient leurs sucres se transformer en alcool et en gaz carbonique. Pour le kombucha par exemple, on dispose dans un grand bocal du thé bouilli, sucré, refroidi, et on pose dessus une souche de kombucha (sorte de disque gélatineux) qui viendra ensemencer le liquide au fil des jours. Pour le kéfir de lait, on place des grains (ressemblant à des petits bouquets de chou-fleur !) dans du lait à température ambiante. Il en résulte des boissons qui pétillent, très digestibles, bourrées de nutriments et de sels minéraux. Quand on les consomme, des millions de bonnes bactéries probiotiques viennent coloniser notre estomac et nos intestins, « booster » notre flore intestinale et plus généralement notre organisme.


Faut-il beaucoup de matériel ? Où peut-on trouver des souches de kombucha, de kéfir ?

Non, pas du tout ! De grands bocaux, une passoire, un linge fin, un entonnoir, des bouteilles en verre suffisent, on a tout cela en cuisine. Et quant aux souches de kéfir, de kombucha ou de jun, on en trouve par le bouche à oreilles, dans les épiceries bio (pas à la vente mais auprès des employés, des clients) ou auprès de la génialissime communauté Kéfirs, et Kombucha partageons tous ensemble… sur Facebook. Elle propose une liste de particuliers offrant des souches par départements, publie des fiches techniques pour réussir ses recettes de boissons fermentées ; tout le monde échange sur le sujet, c’est passionnant.

On peut copier les sodas industriels à la maison ?

Oui. Par exemple, on peut réaliser de la limonade avec du kéfir d’eau, du jus de pomme pétillant avec un ferment à base de gingembre (le fameux ginger ale anglais), du thé aromatisé à la pêche effervescent… Les variations sont nombreuses et surtout largement moins caloriques que les versions industrielles bourrées de sucre.

Les recettes de ce livre sont pour toi des classiques. As-tu aussi fait des expérimentations ?

En fait, je connaissais déjà pas mal de recettes (le kéfir, les boissons de campagne de type pétillant de sureau, le kvas, les jus de légumes lactofermentés, la bernache, etc.). Mais leur réalisation est bien différente des recettes comestibles car on travaille plus rapidement (du liquide, du sucre, des fruits), tout en devant patienter avant que la magie de la fermentation opère. Ce n’est pas une science exacte, elle diffère selon les saisons (température de la maison), les souches dont on dispose. En cela, c’est toujours une expérience intéressante et différente presque chaque fois.

Comment en es-tu arrivée à associer une boisson de ménage à un cocktail mythique pour obtenir un surprenant kombucha sunrise, ou encore un jun virgin mojito ?

C’est Laurence, mon éditrice, qui a eu l’idée de mettre en valeur ces boissons fermentées sous forme de cocktails. Dans ce livre, j’ai donc proposé une recette de base pour réaliser par exemple du jun nature (une boisson pétillante de type kombucha, mais spécifiquement à base de thé vert), puis j’ai réfléchi à une recette pour le customiser (ici version mojito). Et c’était plutôt amusant de travailler sur un stylisme « cocktail », avec les touillettes, les pailles, les décorations avec des fruits sur le rebord du verre !

Boissons fermentées HD - Linda LouisBoissons fermentées de Linda Louis
Éditions La Plage, février 2017
72 pages, 16×22 cm, 9,95€

 

Propos recueillis par Clémentine Bougrat.

Portrait : Émilie Pouillot-Ferrand, auteure de Coudre, initiation et perfectionnement

Émilie Pouillot-Ferrand aime coudre, passionnément. Cette passion, elle nous invite à la partager dans une véritable Bible illustrée, Coudre, initiation et perfectionnement, qu’elle a confectionnée de ses petites mains pour les éditions La Plage. Présentation de l’auteur et de Batman, un assistant félin qui lui a donné du fil… à retordre.

coudre 

Pouvez-vous nous présenter Coudre en quelques mots ?

Coudre est un gros livre qui aborde tous les aspects de la couture en chapitres ordonnés selon ce qu’il est nécessaire de savoir pour réaliser un projet couture de A à Z.

 

Je suis une archidébutante méganulle en travaux manuels, est-ce que ce livre est pour moi ?

Coudre est parfait pour une couturière débutante : elle y trouvera les informations sur la mercerie, les tissus, les patrons, et surtout les techniques de base de la couture expliquées avec des pas-à-pas illustrés. J’y ai glissé mes astuces de couturière, apprises auprès de professionnelles mais aussi au fil de ma pratique.

 

Pas à pas sur Les retouches

 

Ma mère est une couturière-née, je l’ai toujours connue devant sa machine. Inutile de lui offrir le livre, alors ?

Coudre s’adresse aussi aux couturières aguerries : la poche passepoilée, le col tailleur, le poignet à fente capucin sont parmi la centaine de pas-à-pas illustrés. Mais j’ai aussi voulu récapituler les pieds-de-biche les plus utilisés, ou faire le point sur les aiguilles de machine à coudre. Des éléments qu’il est toujours bon de trouver dans un ouvrage, quel que soit son niveau dans la pratique de la couture.

Et les rencontres avec différents professionnels rassembleront tous les amoureux de la couture, débutants ou confirmés. On aimerait toujours être une petite souris pour voir ces artisans à l’œuvre…

 

Les loisirs créatifs, le fait-maison sont dans l’air du temps.

Effectivement, les loisirs créatifs ont le vent en poupe, le home made est tendance. Mais je pense que derrière cette mode, il y a une tendance plus profonde : celle de redonner de la valeur à ce que l’on fait, pour soi mais aussi pour les autres. Se réapproprier des savoirs et les transmettre. En tout cas, c’est comme ça que je vis la couture.

Émilie Pouillot-Ferrand

Quel plaisir éprouve-t-on à coudre ?

Le plaisir de coudre est immense. D’une pièce de tissu, parvenir à construire un vêtement, l’assembler, le coudre, c’est une très grande satisfaction. Porter un vêtement que l’on a cousu est un accomplissement, on est vraiment soi.

 

Y a-t-il des contraintes ? Tout le monde peut-il (bien) coudre ?

Évidemment, comme pour tout, la couture a ses contraintes. Tout d’abord cela demande du temps et de la patience. Et de l’exigence avec soi-même pour que le rendu soit propre et digne d’être porté. Mais je pense vraiment qu’avec les bons outils et les explications adéquates, tout le monde peut coudre. Sans aucun doute !

 

Peut-on concilier couture et amour des chats ? Je crois que vous en savez quelque chose…

Le mien n’a pas toujours été très coopératif pendant l’écriture du livre, et plus d’une fois nous avons dû le mettre dehors pendant une séance photo. Mon aîné voulait que j’écrive un chapitre pour le livre qui se serait intitulé « Le chat couturier »… C’est dire. Par contre, son ronronnement et sa chaleur ont toujours été réconfortants dans les moments de doute ou de fatigue. Alors je dirais que oui, couture et chat sont conciliables, et même indissociables !

Batman - Chat Émilie Ferrand

Propos recueillis par Clémentine Bougrat.