La posture du dimanche : Padangusthasana

Padangusthasana, ou la posture des mains aux gros orteils.

Prise de position depuis samasthiti.

Samasthiti - Ashtanga Yoga - Gregor Maehler

Le parfait alignement en samasthiti est atteint quand toutes les articulations principales du corps – chevilles, genoux, hanches et épaules – sont alignées les unes au-dessus des autres, créant un plan vertical qui passe également par les oreilles. C’est ainsi que la posture offre la moindre prise aux forces de gravité et ouvre la porte au non-effort en position debout. Samasthiti est l’archétype de toutes les postures. Laissez la légèreté et l’équilibre être vos guides.

Drishti : le nez

Vinyāsa un

Depuis samasthiti, sautez sur l’inspire pour arriver en expirant les pieds parallèles espacés de la largeur des hanches. « De la largeur des hanches » signifie que les articulations des chevilles sont positionnées sous celles des hanches.

En inspirant, tendez les jambes avec fermeté en les grandissant et redressez le buste à partir des hanches. En expirant, inclinez-vous vers l’avant à partir des articulations des hanches en conservant le dos droit et le cœur relevé. Attrapez les orteils, crochetant les gros orteils avec les pouces et les index, les paumes vers l’intérieur, refermant la prise des doigts avec les pouces. Les élèves qui n’atteignent pas encore leurs orteils peuvent fléchir les jambes. Il est déconseillé d’enrouler les lombaires pour attraper les orteils, car cela occasionne sur les disques lombaires une pression qui peut provoquer leur bombement.

Sur l’inspiration suivante, les orteils toujours crochetés, levez la tête et la poitrine et placez le regard entre les sourcils.

padangusthasana-ashtanga-yoga-gregor-maehler

Vinyāsa deux

Sur l’expiration, inclinez-vous profondément en remontant les rotules. Ce sont les quadriceps, les muscles antagonistes des ischio-jambiers, qui permettent de remonter les rotules. Réalisé de cette manière, l’étirement est actif ; il envoie aux ischio-jambiers le signal de s’allonger. Rentrez et assouplissez les aines pour allonger les muscles fléchisseurs de la hanche, et respirez dans les ischio-jambier pour les détendre.

Les coudes s’écartent sur les côtés, les omoplates remontent vers les hanches et le sommet de la tête descend en direction du sol. Laissez le poids de la tête allonger la colonne et le cou. Alors que vous soutenez la posture par l’action des jambes, le colonne se relâche et reste passive. Le drishti se place vers la pointe du nez. Dans ce vinyāsa, nous sommes en pādāngusthāsana. Demeurez dans la posture pendant cinq respirations.

Vinyāsa trois 

En inspirant, montez la poitrine et regardez vers la pointe du nez. En expirant, placez les mains sous les pieds, en marchant sur le bout des doigts d’abord, puis sur la paume entière, les orteils touchant les poignets.

AshtangacouvHDPour aller plus loin et poursuivre l’enchaînement, retrouvez cette posture dans Ashtānga Yoga de Gregor Maelher.